La série des Photomobiles dans Digitalarti #13

Les photomobiles, qui sont à peine des photos, ou des photos comme volées à travers un téléphone, semblent destinées à répondre de la fuite du temps et de cet empire de l’éphémère qui en est comme l’ombre portée aujourd’hui…

…Par le mouvement symétrique d’une prise effectuée sans aucun souci de pause, ou de construction organisée de l’image. Une prise en mouvement, comme l’objet même qu’elle tente de saisir.

Il s’agit dès lors de se laisser (sur)prendre, à travers le mouvement et la vitesse asynchrones de ces divers mobiles, de laisser ce temps qui nous échappe s’ouvrir sur lui-même dans le prisme de ces appareils. Comme si la fameuse convergence des médias, et la puissance de synchronisation mondiale des images et des opinions qui la soutient (et qui conduit à un écrasement du temps sous les formes du direct, du live, du temps réel), produisait en retour, en une sorte d’effet boomerang qui est aussi un contrepoison, une formidable puissance de divergence artistique et esthétique, d’ouverture de l’œuvre d’art vers des régimes spatiotemporels infiniment divers.

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